La Voix du Sang

une création de
René Arbour, Sylvain Pesant
et Marc St-Pierre

Texte et mise en scène de Marc St-Pierre

Distribution:
André       René Arbour
Gilbert   Sylvain Pesant
La Voix du Sang* avait été montée au Festival Fringe de Montréal à l'été 2001 pour six représentations. Présentée à des heures irrégulières et dans un festival où le public était majoritairement anglophone,  la pièce avait tout de même connu un certain succès et s'était méritée le prix du meilleur texte original.
*Fait à noter, c'était la première fois que ce prix était remis à un texte francophone.

La Voix du Sang a également fait partie de la programmation 2003-2004
de la Salle Jean-Claude Germain du Théâtre d'Aujourd'hui, du 28 octobre au 15 novembre 2003.
Après la mort de sa mère adoptive, Gilbert, un jeune homme de trente ans, veut entrer en contact avec sa mère biologique. Devenue propriétaire d'un motel, cette dernière vit maintenant avec son fils André, à plusieurs centaines de kilomètres de Montréal. Quand Gilbert la contacte, elle se montre plutôt réticente, mais finit par accepter de le rencontrer. Dès son arrivée au motel, Gilbert apprend, de la bouche d'André, que la mère vient de quitter pour Montréal. André assure qu'elle sera de retour le soir même.
Gilbert n'a d'autres choix que d'attendre, afin de poursuivre l'instinc qui le pousse à retrouver sa véritable mère même si sa mère adoptive le lui a déconseillé, même si elle a tenté de le mettre en garde, il doit suivre la voix qui résonne en lui...Il doit suivre La Voix du Sang.

Gilbert se retrouve alors avec un André en proie à une grande angoisse. Il fait les cents pas se parlant à lui-même. André est inquiet, Gilbert finit par comprendre ce qu'il soupçonnait. Marie est disparue, où est-elle? Pourquoi s'est-elle enfuie?  Gilbert révèle alors à André son identité et qu'ils sont frères. André apprend  à Gilbert un secret de famille, la soeur  de Marie aurait abandonner son enfant dans des circonstances dramatiques. Elle ne pouvait plus s'en occuper. Le bébé qui a souffert de mal nutrition sévère,  est passé à deux doigts de la mort. Elle a abandonné son bébé à sa meilleure amie et s'est enfuie.

Gilbert accuse le choc. Tout concorde. Il sait bien que c'est lui l'enfant qu'on a maltraité, qu'on a failli laisser mourir. Il comprend maintenant pourquoi sa mère adoptive a tenté de le mettre en garde. Il ne peut plus resté, il n'a plus envie de rencontrer cette mère qu'il avait idéalisée. Il doit partir quelque part, n'importe où. Mais il ne peut pas laisser André comme çà. C'est son frère après tout.  Gilbert réalise que sa vraie famille commence par André. Venu retrouver une mère, Gilbert aura trouvé un frère.


La Conception du Spectacle
L'improvisation a occupé une place très importante dans la conception du spectacle. Marc St-Pierre, auteur et metteur en scène, est arrivé avec l'idée d'écrire une pièce de théâtre à partir de séances d'improvisation. Marc a présenté une idée de base à ses comédiens, puis ensemble ils ont développé le spectacle en répétition. Treize mois plus tard, venait au monde "La Voix du Sang".

S'est alors que se joint à l'équipe le scénographe Stéphane Proulx. Il doit créer l'univers dans lequel vit les personnages de la pièce.  Le travail de Stéphane est de faire une scénographie réduite à sa plus simple expression. Il doit travailler dans le dépouillement afin de mettre en évidence le texte et le jeu des comédiens. Les éléments de décors qu'il doit utilisé sont peu nombreux. Cependant le choix des décors et des accessoires ne doit pas être laissé au hasard. En effet, les éléments choisis, évoquent clairement le lieu où se déroule l'action. Il apparaît plus efficace d'évoquer un lieu plutôt que de l'illustrer dans ses moindres détails. Le spectateur comprend rapidement où se déroule l'action et son attention est immédiatement tournée vers les acteurs.

La conception des costumes et des accessoires est basée sur les personnages et leurs besoins. Les costumes doivent respecter la mentalité,
la façon d'être des personnages ainsi que l'époque dans laquelle ils vivent.
Il en va de même pour les accessoires. Les recherches de notre conceptrice aux costumes et aux accessoires, Josiane Bolduc, ont été judicieusement calculées, et les résultats fulgurants, le tout en respectant l'âme du spectacle. Seuls les éléments de costumes et les accessoires indispensables à la poursuite et à la compréhension de l'action sont utilisés.

Tout comme les décors et les accessoires, les éclairages doivent évoquer le lieu où se situe l'action. Un éclairage froid et impersonnel suggère la froideur d'une chambre d'hôpital alors qu'un éclairage lumineux et chaleureux fait penser à un bel après-midi d'automne sur les rives d'un lac. Le moment de la journée où se déroule l'actiion est également pris en considération. L'éclairage joue un rôle important dans le passage d'une scène à l'autre. En ce sens, l'utilisation des noirs, des fade in et des fade out ont été rigoureusement étudié par notre concepteur   François Pilote afin que les changements d'éclairage entre chaque scène soient variés, mais ils doivent surtout soutenir le rythme et le sens de la scène.

Éric Bouchard a fait une conception musicale et sonore du spectacle qui se veut unique. La musique se range derrière le texte et la performance des comédiens. Cependant elle joue un rôle capital dans le spectacle. La musique représente cette force supérieure, cette énergie vitale qui constitue le moteur des deux personnages. Chaque fois que la voix du sang se manifeste à travers les gestes, les paroles et les mouvements des personnages, la musique évoque ces manifestations. La musique devient le double sonore de la voix du sang. Elle est constamment présente sans jamais pourtant prendre toute la place. Elle devient le troisième personnage de la pièce.

Bien qu'une attention particulière soit portée à la mise en place, le travail de la mise en scène s'est fait, dans une large mesure, en salle de répétition. Après avoir passé quelques répétitions à analyser le texte, les comédiens et le metteur en scène passent rapidement au travail dans l'espace. Le travail de répétition doit se faire dans l'action. D'ailleurs, le mot répétition n'est peut-être pas approprié pour le genre de travail que nous avons fait. Il ne s'agit pas pour nous de répéter le texte, mais de se l'approprier, d'en chercher le sens, d'en exprimer toutes les nuances et les subtilités. Il faut essayer toutes les avenues possibles. Les comédiens sont engagés dans un jeu d'essais et d'erreurs ainsi que dans une quête inlassable de la vérité du personnage. Le travail demande une grande souplesse, et beaucoup de disponibilité.Le metteur en scène agit comme un guide et pousse les acteurs à leur plein potentiel. Il fait appel à un assistant metteur en scène pour l'appuyer tout le long du processus. Alexandre Sauriol devient alors un atout indispensable
pour toute l'équipe lors des répétitions et des représentations. Alexandre agit également comme régisseur, il est devenu par sa présence rassurante et ses remarques pertinentes, un pilier dans l'équipe.


Assistance à la mise en scène
et régie
Alexandre Sauriol

Éclairages
François Pilote

Musique et
conception sonore
Éric Bouchard

Costumes et accessoires
Josiane Bolduc

Décors
Stéphane Proulx

Conception graphique
et photos
Stéphanie Lefebvre

Relations de presse
Communications Johanne Brunet

Illustration:
Anne Robitaille